Entraînements, reprise, dilemme…

Ouille, il y a du retard dans les comptes rendus de mes passionnants entraînements d’automne. La faute à une humeur pas très compatible avec la course à pied, mais arrêtons d’être négatif, pourquoi priver le public de ces récits trépidants de tours de vélo ou de piste ? 

Rien de bien nouveau au chapitre des entraînements cependant, puisqu’on a continué de mouliner gaiement le week end en comptant les jours avant l’arrivée du mois  de Novembre. C’est donc 30km en 1:40 mi-Octobre, puis environ 34km en 1:50 le week end suivant (GPS pas chargé, GPS désactivé !). La météo était idéal les deux fois pour une sortie en vélo sur Vincennes. Avec un vrai collant de cycliste, on se fait moins mal au derrière, et on commence à mieux gérer son rythme de pédalage (traduire : on arrête d’envoyer un énorme braquet qu’on ne peut pas tenir, et on mouline plus). La sortie d’1h40 s’est faite à 140 puls/min de moyenne, c’est donc un bon exercice d’endurance pour le coeur. Reste quand même qu’on attend Novembre avec impatience pour reprendre la course à pied. Le vélo en complément, oui, en remplacement, dur dur. La semaine suivante, avec le pont du 1er Novembre, on rentre en Auvergne pour se changer les idées, et pour ramener un vélo plus compétitif. Hélas plus de vélo au garage, on ne sait plus où qu’on l’a mis… Bien joué ! Pas de sortie vélo du week end donc, mais une activité au grand air assez sympa, de la tyrolienne, avec un peu de marche à pied quand même, et surtout de belles envoyées en l’air pour travailler sur son vertige.

Le mardi 1er Novembre, reprise de la course à pied. Pas le 2, pas le 3, le 1er… Cherchez la frustration. Et bien sûr, ça ne se passe pas comme prévu. Temps frais, puis rapidement très pluvieux. Des tours sur un stade de foot pour garder un sol meuble, à petit trot. 5km en 29min, mais déjà des sensations pas très agréables dans les genoux. Pour une reprise, normal allons nous dire, mais l’idée serait plus d’avoir la rotule droite silencieuse tout du long. Le Vendredi suivant, on reteste, à nouveau 5km en 32min, avec une collègue. Plus lentement donc, sur piste en tartan. Le genou ne se plaint plus pendant la sortie, c’est encourageant, mais hélas il se manifeste ensuite à froid. Grrrrr.

La semaine suivante est hélas du même acabit. 6km sur piste en 34:14, avec un dernier 800m à très bonne cadence parce qu’on en a plein les bottes de tourner à deux à l’heure autour d’une piste. Très con, et malgré des étirements soigneux, une petite douleur le soir à froid. Si ce n’est évidemment pas comparable aux douleurs d’avant (qui se faisaient sentir régulièrement sur certains mouvements / positions : escalier, au cinéma…), il reste quelque chose, donc la guérison à 100% en quelques semaines, c’est trop optimiste. On reconfirme ça une quatrième fois le jeudi, avec à nouveau 6km en 32:38, toujours avec le « 800m de frustration » à la fin. Ca se tient assez bien pendant, ça recommence à se tendre à froid après. On poursuit donc avec un week end à gamberger, courir, ne plus courir, faire du vélo, ça me fait ch… le vélo, surtout que c’est uniquement le week end, revoir le médecin, ne plus prévoir d’objectifs pour le début 2012, ne plus pouvoir regarder passer un gars en courant sans se sentir jaloux, etc… etc…

On essaye de penser plus positif pour la semaine suivante, avec un essai qui paraît un peu con le mardi, mais après tout, il faut bien tester tous les paramètres pour trouver celui qui déclenche. Le médecin du sport et le kiné conseillent du meuble, de l’amorti, pour réduire les chocs. Donc la reprise s’est faite avec les Asics Cumulus et les Kinvaras. A petit trot, sur herbe et tartan. Et invariablement, le soir même, on ressent le genou. L’amorti des chaussures ne peut pas tout faire, et ne fait peut-être que rendre plus « confortables » des chocs qui sont pourtant toujours traumatisants pour les articulations. D’où l’idée à la con de la semaine : virer l’amorti artificiel, et voir si les jambes ne peuvent gérer les chocs elles même plus efficacement. On part donc faire ses tours de stade, mais en Hattori. L’Hattori, c’est 125 grammes, 13mm de semelles. Des chaussons quoi. Et donc quand on tape du talon, on le sent très très bien. On doit donc plus ou moins courir comme si on était pieds nus, à peu de choses près.

Au final, après une première sortie, c’est étonnamment positif. 6.7km en 38min, sans craquage puéril à la fin. Le médecin n’était visiblement pas fan du tout, mais force est de constater que la chaussure force à prendre une foulée différente qui semble moins traumatiser le genou. Il est d’ailleurs étonnant de sentir sa foulée changer en quelques tours, on commence assez « naturellement » en utilisant un peu trop le talon, ça tape, on essaye de poser plus l’avant ou le milieu du pied, on ajuste pour ne pas courir sur l’avant seulement, on sent les mollets et les orteils entrer en jeu pour dérouler tout le bas de la jambe bien plus près du sol et surtout de manière très fluide. Une vidéo serait nécessaire pour voir le mouvement du pied, mais si le talon touche le sol, c’est de manière beaucoup moins franche, probablement après le contact du milieu du pied. Ca ne laissera peut-être pas cicatriser le tendon pour autant, mais l’expérience est intéressante. Le tendon s’est fait un peu sentir sur le dernier km, mais après un glaçage le soir, la sensibilité est moindre que les deux semaines précédentes, malgré le kilométrage plus important. Un nouveau essai en fin de semaine s’impose pour confirmer.

Reste que tout cela signifie probablement qu’il faut patienter plus. Donc toujours du vélo le week end, toujours de la glace régulièrement, peut-être une sortie en course à pied en semaine. Mais la reprise sans souci, c’est pas pour cette fios. Inutile de dire que ça fait bien suer, pour ne pas utiliser des termes plus fleuris. En attendant, on se motive avec ce qu’on peut : ne pas prendre de poids, c’est autant de contrainte en plus sur les chocs. On se raccroche à ce qu’on peut quoi… Inutile de continuer à prévoir un petit 10km de reprise en fin d’année, ça sent plutôt la compensation avec du vélo, et peut-être revoir le médecin. L’année 2011 avait pourtant bien commencé, mais le bilan final sera mi figue mi raisin hélas.

5 commentaires » Ecrire un commentaire

    • l’endorphine, c’est après 40 minutes non ? 🙂 J’en suis pas encore là. Je vais sûrement laisser cicatriser plus de toute façon, je ne peux pas que ça revienne. Faut juste être patient, mais c’est frustrant d’avoir l’impression de reprendre de zéro. Je vais me défouler sur mon vélo à la place 😉

  1. Ouais, ça parait long, long… J’ai donné cette année, deux fois 3 à 4 semaines d’arrêts complets, et reprise progressive avec du vélo, c’est long, c’est chiant (on est chiant en plus, du moins c’est que me dit ma copine quand je cours pas ^^), mais la reprise sans douleur qui suivra vaut ces sacrifices. Bon courage !

  2. Rétrolien : Entraînements du moment : tap tap tap roule roule roule tap tap tap « Pasaprespas

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont marqués d'une *.