Entraînements de la semaine : on mouline on mouline !

Alors cette semaine, Pasaprespas continue ses tests pour coureur débutant. Après avoir essayé la tendinite, les ondes de choc, voici le vélo en remplacement de la course à pied.

Commençons par le vélo d’appartement. L’idée paraît pourtant bonne : activité portée, plus de chocs pour le genou, utilisation permanente des jambes comme en course à pied (pas de roue libre comme en vélo d’extérieur), facilité d’utilisation, confort moderne (télé, boissons, petits fours, jolie fille en pagne qui agite éventail pour rafraîchir, douche…). Cependant en pratique, la réalité est plus nuancée :

-déjà, excusez moi d’être grossier, c’est juste chiant à mourir.

-l’option fille en pagne qui agite un éventail a été refusé par le CMVAC (Comité Maritale de Validation des Accessoires de Courses)

-quand on a pas l’habitude, le vélo, ben ça fait mal au cul (oui, pardon à nouveau)

-difficile de faire monter le rythme cardiaque au même niveau qu’en course à pied. Les muscles des jambes commencent à tirer bien avant d’attendre un rythme de résistance, même douce. Donc la pratique du fractionné en intérieur mènera surtout à se brûler les cuisses et à faire travailler des muscles pas forcément aussi utiles en course à pied…

-le vélo, ça fait du bruit, il faut donc montrer le volume de la télé pour bien saisir toute la subtilité des dialogues de la dernière émission de L’Amour est dans la Cuisine.

Au final, viser la même durée d’entraînement en vélo d’appartement semble un peu illusoire. Outre la lassitude de mouliner comme un sauvage pendant des heures, le mal de derrière viendra vite vous envoyer sous la douche ! Reste la possibilité de s’entretenir au moins en endurance (vers 140 pulsations / minutes) pendant une demi heure, et sans se fatiguer les articulations, comme vous pouvez le constater ici (35min à 126 puls/min).

Vient ensuite le week end, avec la possibilité de mouliner en plein air. Oh joie ! Reste le matériel, nettement moins évolué que ces splendides machines de guerre qui fendent l’air à Vincennes. Un VTT pour femme (oui, je n’ai que ça en stock !), avec tous les accessoires nécessaires à la performance :

-pas de cales pied bien sûr
-un antivol en U impossible à enlever car je n’ai aucune idée de l’emplacement de la clé…
-de magnifiques gardes boue pas forcément très droits
-une belle sonnette pour klaxonner derrière les triathlètes
-un porte bagage à l’arrière
-un dérailleur avant bien grippé bloqué sur le plateau du milieu (un moindre mal, si ça avait été le petit…)
-des pneus bien à plat, ce qui permet de déjà s’échauffer les bras avant de partir

Au final, on redécouvre les joies oubliées du vélo en plein air : les feux à respecter (même si avec un VTT, on finit vite par couper sur les trottoirs), les voitures à surveiller, le froid (bien joué gros malin, sortir en tshirt alors qu’il fait 15°C…), les zig zag pour trouver la bonne route pour monter au bois de Vincennes, le mal aux fesses.

Mais au moins, on avance. Et la possibilité de se faire un petit circuit à Vincennes sans voiture est sympathique, même s’il faut pour cela se faire doubler par les vrais cyclistes, voir se faire sucer la roue par ces mêmes cyclistes sûrement en période d’échauffement (parce que souvent au bout de 2 tours, je me faisais déposer). Enfin au niveau cardiaque, c’est nettement plus efficace que le vélo d’appartement, du moins pour fractionner. Très difficile de tenir un rythme constant pour peu que ça descende ou monte un peu. Mais au final, après une petite erreur d’appréciation sur la distance du retour, 1:18, 26.9km, à 147 puls/min de moyenne (Yessss!), avec des jolies montagnes russes au cardio, comme vous pourrez le constater ici. C’est nettement plus long que prévu, mais les jambes ne s’en ressentent pas autant que le fessier.

Autre possibilité étudiée, le vélo elliptique, intermédiaire intéressant entre la course et le vélo, puisqu’on mouline debout en ellipse, mais sans les chocs. Par contre l’appareil en lui même coûte cher et prend beaucoup de place. Quant aux abonnements en club, l’Auvergnat moyen le trouve évidemment un peu cher pour compenser les sorties aux grands airs de temps en temps… Si vous avez les moyens par contre, cela semble une solution à étudier.
Au final, le bilan de la semaine est moins démoralisant que la semaine passée : deux séances d’onde de choc plus appuyées qui chatouillent un peu plus le tendon mais avec une douleur qui disparaît de plus en plus vite, entrecoupées de deux séances de vélo pour économiser le genou et faire travailler le coeur. Il manque sûrement encore un à deux séances de vélo pour maintenir une charge de travail équivalente à la course à pied. Mais il suffit de réfléchir un peu pour trouver des exercices de rechange au moins utiles au niveau cardiaque, si ce n’est au niveau musculaire. A suivre donc !

4 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Bon courage ! Tu es sur la voie du rétablissement. Tu as raison pour le vélo sur place. C’est quand même assez chiant.

  2. Surtout que j’ai un vélo d’occasion un peu premier prix… Donc c’est galère, pas super stable, ça fait du bruit, c’est pénible de changer la résistance. Mais d’un autre côté, c’est un challenge mental, faut pas le laisser aller à la facilité en sport d’endurance non ? 🙂

  3. Rétrolien : Cap10Cap: une rétrospective « Pasaprespas

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