Préparation pour ??? : semaine 2

Une nouvelle semaine un peu particulière, car au lieu de s’enfiler gaiement son planning d’entraînement, on mixe avec des séances chez le kiné et des doutes sur le planning à suivre histoire de compliquer un peu les choses. Hé oui, ce n’est pas un blog américain, avec son histoire bien prévisible et le gentil coureur qui gagne à la fin. Non, c’est un blog à la française, on se prend bien la tête, et la fin n’est jamais celle qu’on attend !

Le mardi, une petite sortie le midi en forêt, qui de 45 minutes passe à plus de 50 suite à une petite erreur d’aiguillage… Au final rien de particulier, une simple sortie d’endurance à petit rythme, 8.61km en 50:28. Le cardio reste assez bas à 153 puls/min, même si vu la cadence, ce n’est pas fabuleux. Mais les chemins de forêt sont nettement moins économes en énergie que les belles lignes droites bitumées, on s’en satisfait donc.

On enchaîne en fin d’après midi avec la première séance d’ondes de choc. Le traitement est finalement loin d’être aussi douloureux que prévu. Pour les curieux, l’appareil se présente sous la forme d’un espère de gros crayon dont le bout vibre 21 fois par seconde (dans mon cas). Et si la machine fait un bruit certain, le débattement n’est pas énorme, les chocs n’en sont donc pas vraiment, c’est plus un massage très appuyé et très rapide. Il faut dire que ma tendinite est très légère. S’en suit un petit passage au froid avec de l’air à -30°C, et on repart avec pour consigne de ne pas trop appuyer sur la blessure. Donc sorties réduites, sorties plates, sorties molles.

Le Jeudi, on se dirige donc vers ce qu’on connaît de plus plat et de plus mou : le tartan. Et au lieu de s’envoyer une bonne petite séance de VMA, on fait ce qui stressera le moins les genoux, de l’endurance douce. Laquelle ne se fait pas non plus à 8km/h, la position paraissant la plus « douce » pour les jambes étant plutôt en endurance légèrement poussée, avec une position bien maîtrisée vers l’avant, et une foulée très fluide. Au final, on évalue la durée à 53:00 environ (montre Garmin oubliée…) pour 10km tout rond (25 tours). Et s’il faut bien avouer qu’on s’est bien ennuyé (merci le baladeur), les sensations au niveau des jambes sont très bonnes, avec un genou droit très très discret. De là à conclure trop hâtivement aux bienfaits du traitement, il y a une grosse marge. Mais c’est une sortie d’entretien qui semble intéressante pour coupler avec les séances de kiné.

Le Vendredi, on en remet une couche sur le genou, avec cette fois plus de pression (4 bar au maximum de la séance, ne me demandez pas ce que ça signifie hein !), puis toujours du froid. Rien de bien douloureux à nouveau, ça masse juste plus fortement avec quelque frictions sur l’attache du tendon sur la rotule. Mais même pas la peine de serrer les dents. Un quart d’heure en tout et pour tout pour ce genre de visite chez le kiné, c’est au moins assez économe en temps !

Le Samedi et le Dimanche, un week end assez chargé avec des amis, avec ces fameuses journées de sortie sur Paris où on finit la journée plus fatigué qu’après un semi marathon. Une petite mesure à la louche sur Google Maps donne quand même plus de 7km de marche sur l’après midi, donc il y a eu un minimum d’entretien. Et le Dimanche, levé tôt pour accompagner ma femme à la Parisienne, avec un travail en statique à attendre les coureuse debout et à prendre des photos… Bref, au final, un week end assez bien rempli et pas d’envie d’aller taper dans le genou sur le bitume (une piste en tartan ouverte au public près de Maisons Alfort ? Pleasssse ?). A la place, beaucoup de questions. Faut-il continuer à courir en parallèle au traitement ? Et prévoir un marathon alors qu’on ne peut pas tenir le planning de 2ème semaine, c’est pas un peu con et inconscient peut-être ? Ni d’aller au Paris Versailles dans à peine 2 semaines ?

D’où quelques conclusions, le sportif arrivant finalement aussi à réfléchir et à trouver des solutions. Déjà, la course à pied n’est pas conseillée par le kiné, même si elle peut se coupler avec le traitement. Une activité portée serait plus adaptée. D’où une réflexion sur le vélo. Mon VTT est chez mes parents, mais j’ai un vélo d’appartement ici. Un vélo qui prend allègrement la poussière, car quoi de plus ennuyeux que de pédaler sur place ? Mais plutôt que d’arrêter de courir (je vais fondre un fusible !), le vélo propose plusieurs avantages : aucun choc sur le genou, le temps importe peu, il est sur place, la coupe du monde de rugby est là pour me distraire au petit matin, et en couplant la séance avec un objectif clair en cardio, il y a peut-être moyen de se motiver. D’où une réponse à la première question : « faut-il continuer à courir ? » : on essaye de mixer course sur tartan (mou, plat, bien !) avec vélo d’appartement en mode endurance (cardio à 70%) et si possible fractionné (en planifiant des montées cardiaques au lieu de montées en vitesse).

Ensuite les autres questions, à savoir ces foutus courses qui manquent au bout de 5 mois sans compétition… Et bien on verra en temps et en heure. Il paraît qu’on peut survivre sans faire un marathon 6 mois après le premier. Si si, des scientifiques de renom l’ont démontré. Et il paraîtrait même qu’il y a des courses toute l’année ! Un truc de fou ! Donc j’essaye de ne pas me mettre trop de pression avec Nice Cannes, même si ça fait bien envie. Surtout que des gens bien informés prétendent que ce marathon aura aussi lieu l’année prochaine ! Incroyable… Donc chaque chose en son temps. Reposer le genou, se débarrasser de cette saleté de tendinite, entretenir la machine, et ensuite revoir les objectifs en fonction de son état de forme du moment (oui mais le Paris Versailles dans 2 semaines, je peux le faire quand même hein hein ?).

D’autres expériences de repos un peu forcé et de frustration à gérer ? Je suis preneur de toutes les solutions !

 

6 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Tu sais quoi ? J’étais en train de te lire quand tu as laissé un comm chez moi…on est synchro ce soir ! Bon pour la patience , le repos forcé et tout et tout …. je passe mon tour. Je suis nulle à ce jeu là (et j’embête tout le monde quand ça m’arrive !)…

  2. Triste pour toi, alors que tu reprenais en cette rentrée plein de motivation. Ne fais pas le forcing, du repos et tu vas revenir très rapidement. Bon courage mon ami

    • Ca devrait aller, c’est juste frustrant de se limiter à un vélo d’appartement… Mais j’ai bien compris que ça demande du temps pour se réparer, donc autant éviter les conneries 😉

  3. Bonjour, je découvre ton blog, qui est bien intéressant à lire, je te souhaite une bonne revalidation et que bien vite tu puisses bien vite reprendre la compétition. Je tiens moi aussi un blog sur notre passion le jogging, n’hésite pas a venir me dire bonjour 
    A+ Rohnny

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