Derniers entraînements avant les entraînements

Plaît-il ? Qu’est que ça veut dire ce titre énigmatique ? Ou comment rendre intéressant un billet qui autrement manque totalement d’intérêt. Allez allez, avouez que vous avez envie de cliquer non ? 

Rien d’extraordinaire au programme pourtant. Mais nous sommes le 29 Août, et si l’on en croit le calendrier, il reste 12 semaines avant le 20 Novembre. Et comme on m’a dit qu’il y avait une petite rando sympa entre Nice et Cannes ce jour  là, l’inscription est proche. Les futurs entraînements seront donc dédiés à cette belle échéance. En attendant, le programme de « reprise » s’est bouclée la semaine dernière, avec :

-Le Vendredi, le test de la méthode Kenyanne, avec deux entraînements dans la journée. Quel frimeur allez vous me dire ! En fait, après une première sortie le midi avec une collègue à un train très tranquille (6.56km en 43:46), inutile de vous dire que le fringuant coureur amateur en reste un peu sur sa faim (littéralement d’ailleurs, pas le temps de déjeuner…). Et lorsque sa femme le prévient qu’elle compte faire sa petite sortie de préparation à la Parisienne avec ses collègues, son sang ne fait qu’un tour. Qui dit « Parisienne », dit coureuses. Qui dit période de vacances dit « absence des deux meilleures coureuses capable de me mettre minable ». Voici donc une belle occasion de se dépenser un peu plus, tout en impressionnant les collègues de son épouse. D’où le second entraînement de fin d’après midi, soigneusement préparé en ingurgitant 300gr de fruits, ainsi qu’un gâteau à la framboise (bizarrement les Kenyans n’en parlent pas dans leurs plans d’entraînement ?). J’arrive donc légèrement alourdi mais pas moins déterminé à faire se pâmer la gente féminine. Quelle ne fût pas ma déception de constater qu’outre ma chère épouse, il n’y avait finalement que… moi pour l’accompagner. Nous voici donc partis au bois de Boulogne, où pour ravaler ma déception, et pour impressionner le bourgeois sorti promener son chien, j’improvise un petit 3000m à bonne cadence pour tester ma capacité à tenir mes futurs objectifs sur 10km, à savoir un petit 4:36 au km. On y est pas encore, c’est une évidence, car si la cadence est tenue (4:30, 4:28, 4:29), il est clair qu’il est impossible de tenir guère plus longtemps à ce rythme. Mais la digestion n’aidant pas, je repars tout de même satisfait avec ma moitié, qui a fait ses petits tours à son rythme. Au final, 6,17km de plus en 35:42, la journée a finalement été bien remplie.

-Dimanche, après avoir à nouveau lâchement séché la sortie du matin, je réussis tout de même à me motiver pour sortir à 18:30, non sans mal. Les conditions s’y prêtent pourtant plus que la semaine précédente. Presque 10° de moins, un peu de soleil, les coureurs sont de sortie à Vincennes ! Et si la sortie s’orientait initialement vers un « garder la cardio au plus bas possible », la compagnie d’autres coureurs (qui a dit « de sexe féminin » ?)  incite à se lancer en chasse parfois. Et comme souvent, les jambes répondent mieux que la tête malgré une mise en route un peu difficile pour les mollets (il faut dire que les New Balance MT101 pardonnent moins le talonnage que les Kinvaras, donc on attaque forcément plus à plat ou sur l’avant du pied…). Au final, les 12km de prévu deviennent 15.23km en 1:24. Une cadence assez variée, entre un échauffement tranquille (faut dire aussi que ça monte pour aller sur la butte de Vincennes…), quelques kilomètres en endurance douce, puis des accélérations pour frimer devant la donzelle capiste. Et si le cardio est loin des 140 pulsations ciblés pour une sortie vraiment « à la cool » (157 puls/min de moyenne), une petite recherche dans l’historique des sorties depuis l’achat du cardio montre que le palpitant n’a jamais battu plus doucement sur une sortie de cette distance à ce rythme. Tout va bien donc, et cette sortie vient une nouvelle fois souligner cette règle oh combien simple et efficace en cours à pied : « bouge toi le cul ! ». La tête est souvent bien plus feignante que les jambes. Ou disons qu’elle sous estime beaucoup ce qu’on peut encaisser.

Autre constatation suite à cette sortie : une simple comparaison avec la cadence du marathon de Paris donne une vitesse plus rapide d’à peine 1s au km pour une distance presque 3 fois plus faible, alors qu’on s’est un peu un employé par moments… D’où une autre constatation que la plupart des coureurs doivent faire : « mais qu’est-ce que j’avais pris ce jour là ?! ».

Au final, me voici donc fin prêt à entamer mes 12 semaines de préparation, surtout que les jambes encaissent bien la montée en km. Les petites douleurs disparaissent à vitesse grand V, et si le genou droit tire toujours un poil sur la rotule, rien n’a changé depuis Décembre, donc on se dit que c’est presque normal. Donc dans les prochaines semaines, de trépidantes aventures, avec une préparation un peu plus rapide que la précédente, avec des vraies morceaux de VMA cette fois. Tout cela est en cours de peaufinage, les 4 premières étant déjà calibrées, avec comme point d’orgue le Paris Versailles. Mais ça, vous en entendrez très bien parlé en détail ici même !

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