[Test] Saucony Kinvara

Voici un second compte rendu d’utilisation de « matériel de coureur » après celui du couple Sansa Clip / Sennheiser PMX 80.

Cette semaine, ce sont les chaussures Kinvara de Saucony qui sont à l’honneur. « Quoi, un test de pompes ? » devez-vous vous dire. Oui c’est vrai, des pompes de course, c’est des pompes de course quoi, y a toujours l’histoire de pronateur / supinateur, mais sinon, c’est kif kif non ? Plus mou, plus dur, blanche ou noire, et basta. En fait, je pensais un peu comme ça avant, et force est de constater, la course à pied, ce n’est pas que bêtement poser un pied devant l’autre, c’est un poil plus technique. Et les chaussures aussi.

Ce qui distingue les Saucony Kinvara du tout venant, c’est que ce sont des runnings très légères, sans pour autant être destinées à des courtes distances. Plus légères et moins hautes qu’une paire classique, elles n’ont pas l’amorti des Asics et autres Nike, et sont également plus « plates » (la semelle au talon n’est pas guère plus épaisse qu’à la plante des pieds). On ne les qualifiera pas de « minimaliste », mais plutôt de chaussures de « transition ». Vous pourrez voir le cheminement qui m’a amené à ces runnings via ce billet, ainsi que les premières informations  et autres détails techniques sur cet autre article.  Venons en maintenant aux premières conclusions :

Ohhh mes petites chéries !

Confort

Le poids de ces petites américaines se fait immédiatement remarquer quand on les déballe. Il suffit de les manipuler pour comprendre pourquoi : la tige est très fine et très souple. Rien de superflu, c’est très aéré et réduit au minimum, avec des trous partout comme on le voit sur la photo ci-dessus. Enfilées sur les pieds, elles se révèlent finalement très confortables. On sent le pied moins « entouré », mais sans qu’il bouge pour autant dans la chaussure, celle-ci se faisant oublier grâce à son poids plume. L’espèce de film plastique très mince qui recouvre toute la tige fait quelques plis lorsqu’on pousse sur les orteils, ce n’est absolument pas gênant, mais on le sent sur le dessus des orteils. Quant à l’amorti, il est peu ferme. On est loin des chaussures vraiment minimalistes ici (style Vibram FF par exemple ou Saucony Hattori). Le talon est très amorti, l’avant du pied beaucoup moins. Donc oui, on peut courir « classiquement » en talonnant avec les Kinvara, sans risquer de se détruire les jambes.

Notez bien qu’il y a une semelle interne amovible, le dénivelé talon/orteils n’est pas vraiment de 4mm comme l’annonce Saucony. Et l’espace pour les orteils n’est pas énormes (voir ci-dessous), on est donc au final loin de la définition des puristes d’une chaussure minimaliste. Les Kinvara sont surtout plus légères, sans pour autant changer énormément des runnings classiques. D’où leur qualification de chaussures de transition qu’on leur donne.

Look

Ca ne fait assurément pas courir plus vite, mais si l’on a le choix à confort égal entre une paire de pompes moches et des chaussures qu’on kiffe, on prend ces dernières. Et ces Saucony ont une belle gueule avec leur semelle rouge et sont disponibles en plusieurs coloris, au moins aux USA.

A l’usage

Après avoir lu quelques sources bien informées sur ces chaussures, je m’interrogeais un peu sur le passage à ces chaussures plus légères et surtout plus « plates » que des runnings classiques. On prévient bien qu’il faut y aller progressivement, sous peine de grosses contractures aux mollets notamment. Mais les Kinvara sont très confortables, il n’est absolument pas obligatoire de prendre ses appuis sur le devant du pied avec ces runnings. On peut même talonner si on le souhaite. Donc pas de douleur aux mollets pour ma foulée assez classique. Ensuite libre à vous de passer sur une foulée plus sur l’avant du pied, et là il faut effectivement y aller progressivement pour adapter les muscles au nouvel effort. Peu importe la paire de chaussure choisie, elle ne le fera pas pour vous.

Vient ensuite la largeur un peu moindre en bout de pied. Résultat, petit orteil plus pressé contre son voisin, ongle qui dépasse, et vous imaginez le tableau après une dizaine de kms. Les Kinvara ne sont plus rouges seulement au niveau de la semelle. A noter pour le choix de la pointure si vous commandez sur internet.

On évitera de marcher sur des cailloux par contre, car avec sa semelle moins épaisse sur l’avant du pied, la chaussure vous les fait bien sentir. Mais d’un autre côté, il est très agréable de pouvoir courir en « oubliant » un peu plus ses chaussures, et en sentant un peu mieux le sol, surtout au moment de la poussée sur l’avant du pied. Certes, on est loin des pures minimalistes avec effet « pied nu », mais c’est un compromis sympathique.

Conclusion

Au final, l’essai de runnings plus légères est pour le moment très plaisant avec ces chaussures. La polyvalence des Kinvaras explique bien leur petite renommée : elles sont très légères sans pour autant sacrifier le confort et l’amorti. On peut donc les utiliser sur petite comme longue distance, chemin et bitume, avec la foulée de son choix (avant ou talon). Et comme toutes les minimalistes, elles ne muscleront pas vos mollets pour vous, donc attention d’y aller progressivement si vous passez à un appui sur l’avant du pied.

Les + :

-légères
-confortables, loin des « pures » minimalistes beaucoup plus fermes, donc adaptée à un peu toutes les foulées
-elles déchirent ta rétine

Les – :

-semelle à durée de vie plus réduite (comptez plutôt 600km que 1000)
-pas très large pour les orteils
-talon très amorti, donc pas forcément super dynamique

Bilan
Date
Le produit
Saucony Kinvara
Ma note
4

1 commentaire » Ecrire un commentaire

  1. Rétrolien : Test: Saucony Kinvara 3 | Pasaprespas

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont marqués d'une *.