Eté, blessure, repos, marathon, frustration, humeur

Pas de billet sur Pasaprepas depuis trois semaines. Pourtant il s’en est finalement passé des choses depuis. Peu de kilomètres pourtant. Beaucoup plus dans la tête, du bon, du moins bon, et si vous cliquez, un joli compte rendu de joyeux capharnaüm.

Alors dans l’ordre, que s’est-il passé ? Un genou gauche qui lentement retrouve son calme, plus rien ne tire. Le genou droit aussi ne tire plus du tout, la rotule se fait oublier, ça faisait longtemps. Il faut se retenir d’y retourner pourtant. Et continuer à se surveiller, parce que l’autre journée marathon de l’année approche. Surveiller son poids, il faut rentrer dans son costume. Des mois de préparation, un poids à surveiller, des doutes sur l’organisation, tout se ressemble non ? Le marathon de Paris ou ça, c’est pareil quelque part, non ?

Presque un mois d’arrêt, puis un petit essai. Qui fait du bien à la tête, mais qui hélas rappelle que c’est peut-être un peu tôt pour le genou droit et que ça ne sera peut-être pas si facile que ça. D’un côté, ça fait du bien, 5km, 27 minutes, sans forcer, on ne perd pas trop en vitesse non ? D’un autre côté, c’est trop tôt, le genou droit n’est pas entièrement guéri, ça frustre forcément. Attendre plus, se donner un peu plus de temps. Voir les autres courir, et être forcément jaloux. Ne plus vouloir lire les blogs. Penser aux courses surtout, que ça manque. Préparer ses affaires la veille. Aller sur place, seul la plupart du temps, s’asseoir, écouter de la musique, regarder les coureurs s’agiter autour de soi. Sentir que ça approche, et qu’on va enfin pouvoir se battre contre soi même. Tout ça, ça manque bien plus que prévu.

Mais heureusement, le 24, ça commence. Lancer les préparatifs, lister les choses à faire, aller tout surveiller. Des mois de préparation, et comme pour le marathon de Paris, la dernière semaine paraît longue, on veut juste que ça vienne et en profiter. Et surtout la satisfaction de ne pas être seul cette fois, on a travaillé pour tout le monde, pas que pour soi. Difficile de bien dormir la dernière nuit, comme pour les courses. Se lever tôt, lister les dernières choses à faire, et se dire qu’on y est. Essayer de voir un peu tout le monde. Se souvenir de son texte pour l’église. Ne pas manger tout ce qu’on a longuement choisi pour le cocktail. Boire bien sûr, mais pas trop, malgré la compétition de pourou. Voir la soirée passer si vite. Se réveiller avec un léger mal de tête,comme beaucoup d’autres, et y retourner, parce qu’on fait durer un peu plus. Et malgré l’endurance acquise les mois précédents, le mur, le Dimanche vers 18h. Je l’avais évité au marathon de Paris celui-là. Il ne m’a pas raté pour mon autre évènement de l’année. Plus de jus, le cerveau au ralenti, le stress et les deux longues journées ont raison de mon endurance. Une bonne heure et demi de sieste plus tard, ça va déjà mieux. Suivent deux journées plus tranquilles mais assez remplies avec des invités venus de loin, on randonne en Auvergne, ça permet de faire travailler à nouveau le coeur (et de cramer tout le monde dans les montées, on se fait plaisir comme on peut), mais aussi hélas un peu trop le genou. On ressort de tout ça lessivé, mais avec la satisfaction du travail bien fait, et cet anneau au doigt, souvenir plus permanent que la médaille du marathon (non je ne la porte pas autour du cou !).

Mais maintenant quoi ? Attendre encore un peu ? Reprendre plus doucement quelques footings ? Regarder ses nouvelles chaussures arrivées dans leur carton des USA, sans pouvoir les mettre ? Ne pas encore s’inscrire aux courses de fin d’année parce qu’on ne sait pas comment on va se sentir ? Sentir qu’on reprend un peu de poids avec toute cette bonne bouffe Auvergnate dont on profite bien après des mois à perdre du poids pour le marathon, puis à surveiller ce qu’on mange pour rentrer dans son costume. Se demander ce qu’on perd à rester assis le soir au lieu de transpirer dans la forêt. Savoir qu’on avait de quoi améliorer ses temps si on pouvait faire des courses. Mais savoir surtout qu’on y retournera quoi qu’il arrive. Parce qu’il en reste des choses à faire non ?

5 commentaires

    1. Heureusement pour moi, je déteste la chaleur, donc je pense pas avant Septembre ! Quelque part ce n’est pas plus mal, je vais me forcer à laisser mon genou droit se reposer un peu, et probablement consulter pour mieux comprendre pourquoi ça tire toujours. Bon, ça fait chier quand même d’être raisonnable, mais ça semble plus sûr. Surtout si je veux faire un autre marathon fin Novembre…

  1. tout d’abord (oh la la , j’avais oublié ce « marathon » là …) : félicitations aux jeunes mariés !
    je vous souhaite beaucoup de bonheur et aussi d’autres marathons à venir (mais pas ceux sur le bitume … ceux qui durent parfois 24h , font beaucoup souffrir sur le moment mais tellement exister ensuite… Ceux pendant lesquels on hurle parfois , on pleure aussi mais pour lesquels on se prépare de longs mois avec tellement d’impatience).
    bises et encore bonne reprise
    Ps : on n’a pas droit à une petite photo ?

    1. Oulà, une chose à la fois, et puis ce marathon là, c’est pas pour moi 🙂

      Pour la petite photo, vous aurez sans doute remarquer qu’il n’y a pas de photos de moi sur Pasaprèspas, ni trop d’infos personnelles. Mais je vais faire un petit effort 😉

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