Ciné: La Proie / Source Code

Encore une nouvelle rubrique sur Pasaprespas ! Et afin de montrer que le coureur n’est pas mono-maniaque, la rubrique cinéma vient d’ouvrir. Mais histoire de garder une certaine cohérence de contenu, les critiques cinéma contiendront toujours un petit bonus : l’analyse des courses dans le film. Hé oui, Pasaprespas est le premier site de cinéma-running !

La Proie d’Eric Valette, avec, Albert Dupontel, Alice Taglioni, Sergi Lopez

Très bon thriller français, le rythme ne faiblit jamais vraiment, malgré un scénario finalement assez classique. On connaît tous ces histoires de chasseur/chassé, mixé ici avec une histoire de tueur en série. C’est parfois un peu gros, mais La Proie se concentre sur l’essentiel, à savoir la volonté d’un homme de retrouver sa femme et sa fille. Et si Albert Dupontel a une image avant tout lié à des comédies, il a déjà démontré qu’il pouvait jouer des rôles beaucoup plus sérieux (Le Convoyeur, Deux Jours à Tuer) et surtout très physique (Crysalis, avec d’excellentes scènes de combat réglées par Alain Figlraz). Ici il parle peu, mais agit beaucoup. A ses trousses, la pas moins énergique Alice Taglioni trouve ici un rôle moins intéressant, mais traité avec sérieux. Au final, on ne s’ennuie jamais, et le film réussit à être touchant.

Les coureurs dans le film:

On le voit sur l’affiche, ça va cavaler dans La Proie ! Et effectivement, le film n’est pas avare en poursuite à pied.
-Albert Dupontel a un style beaucoup plus puissant que sa poursuivante. C’est tout en force, un peu haché, on ne l’imagine pas un instant tenir un 10 kilomètre comme ça. Par contre, on sent qu’il y a une motivation sans faille, même blessé, il continue à courir. A noter de bons appuis lors de la poursuite au milieu du trafic, il devrait peut-être s’orienter un peu plus vers du trail. Technique peu économe à améliorer donc pour les longues distances, mais sinon la puissance et le mental sont là ! 7/10
-Alice Taglioni a un style assurément plus gracieux, et son physique correspond plus à celui du coureur que celui plus musculeux de Dupontel. On la sent plus économe et intelligente dans sa course, elle ne zigzague pas comme une folle au milieu du trafic, même si cela reste un style de sprinteuse plus que d’endurance. Au final, on sent du potentiel et de la volonté, il reste à bosser le mental de gagneuse et l’endurance. 6/10.

Source Code de Duncan Jones, avec Jake Gyllenhall, Michelle Monaghan

Dans ce thriller d’action américain, le toujours très impliqué Jake Gyllenhall se retrouve à vivre virtuellement encore et encore les 8 dernières minutes d’un attentat pour en trouver l’auteur. Scientifiquement, c’est évidement n’importe quoi, mais l’efficacité est au rendez-vous. Le film joue un peu trop la fibre patriotique par moment, mais autrement le rythme est bien tenu, le duo Gyllenhall/Monaghan est convaincant, et la répétition de la même scène bien gérée. Bref, l’efficacité américaine dans ce qu’elle a de meilleure.

Les coureurs dans le film:

Déception, l’affiche nous laisse croire que le beau Jake allait se faire pâmer toutes les demoiselles en nous faisant profiter de sa belle foulée. Hélas, il s’agite beaucoup, traverse le wagon en long en large et en travers, trottine à plusieurs occasions, mais rien qui nous laisse voir ce qu’il peut faire sur une plus longue distance. Un simple échauffement donc, 2/10.

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